Death Machines of London « Kenzo »

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Affûtée comme une lame, la dernière création de l’atelier londonien Death machines fait mal, très mal. Sur la base d’une Honda GoldWing 1000 de 1977, les compères nous livrent une interprétation acérée, coupante comme un katana : la Kenzo!

Chez Death Machines les réalisations sont chaque fois plus ambitieuses. Et cette Kenzo en est la preuve (presque) vivante. Les précédentes réalisations laissaient bien entrevoir une marge de progression vers une réalisation encore plus exclusive. OK, l’Air Force sur base de Moto Guzzi Le Mans, a marqué les esprits, tandis que l’UYC nous offrait une intéressante vision néo futuriste de la Triumph Thruxton. Mais ces réalisations allaient déjà bien plus loin que l’Airtail développée à partir d’une Guzzi Le Mans mkII qui se voulait proche encore de l’esprit d’origine. C’en est fini pourtant des demi-mesures avec la Kenzo. DMOL est passé à la vitesse supérieure avec ce dragster digne du mouvement transalpin Futuriste emmené rappelez-vous par Boccioni ou encore Balla.

Difficile sous cette armure de guerrier japonais de reconnaître une Honda GL1000. Ah si les culasses sont tout de même bien reconnaissables, mais le reste…, la Kenzo brouille les pistes. Entre surface grise mates et noir profond, les volumes se fondent et se perdent. On distingue toutefois de belles modifications sur la poupe avec un bras oscillant redessiné suspendu par une paire d’Ohlins ou encore cette poignée de frein inversée aux lignes très pures. Le réservoir donne dans le bling bling malheureusement avec un effet relief « dragon » un peu perdu dans cette ensemble plutôt épuré. Si cette moto vous plaît, elle est à vendre 56.000£, le prix de l’exclusivité.

 

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