La BMW Série 1 fait son coming out… !

 In Essais

La Série 1, la petite compacte de BMW, vient de faire son coming out ! Tranquillement, sagement elle vient de se déclarer elle aussi traction avant. Et c’est une petite révolution, chez le constructeur allemand. La Série 1 devient en effet la première berline traction avant de la marque.

Celle qui a su trouver sa place dans la gamme BMW en dessous la Série 3, est devenue en une quinzaine d’année une très bonne vente du constructeur Premium. Un pari osé, mais un essai transformé avec presque 2,5 millions d’unités commercialisées depuis 2004. Mais pour poursuivre efficacement sur cette lancée, en cette fin 2019 la compacte subit une profonde refonte. Une évolution qui va jusqu’à l’adoption de la traction avant.

Si extérieurement le style est novateur et reprend les nouveaux caractères de la marque comme cette calandre envahissante ou ces feux postérieurs très racés, la vraie nouveauté se cache sous le capot. Car cette nouvelle compacte utilise une plateforme UKL, qu’elle partage désormais avec la Série 2 Active Tourer, un monospace, et la Mini qu’on ne présente plus, deux tractions avant… Et oui car cette Série 1 (F40) délaisse désormais les roues arrière propulsives au profit d’un train avant moteur. Des moteurs transversaux à quatre et à trois cylindres comme ses deux camarades de châssis. Raisons invoquées, les économies d’échelle, la standardisation mais aussi la rationalité puisque cette configuration fait la part belle à l’habitabilité. Point positif, cette plateforme est à même de recevoir un système d’hybridation légère mais aussi une transmission intégrale pour les modèles les plus puissant comme la 135i ou la 120d. En tout cas, la BMW Série 1, si elle rapetisse d’un centimètre à 4,32m à cette occasion, grandit dans ses autres dimensions avec une largeur accrue (+ 34 mm et 180mm) et une hauteur (+ 13 mm) en progression avec des volumes plus actuels, style monospace, au détriment de la proue et surtout du capot moteur, rétrécis. La BMW série 1 gagne d’ailleurs en caractère. Très ramassée, relativement puissante et nerveuse, avec une ceinture de caisse importante, la Série 1 n’a rien de mièvre et se veut même assez sportive bien posée par terre sur des voies généreuses.

L’habitacle se montre accueillant sauf à l’arrière où les plus grands pesteront contre le tunnel central, version intégrale oblige. BMW annonce pourtant une amélioration de l’habitabilité  de 4 cm en largeur, de 3 cm pour les jambes à l’arrière avec un gain de 2 cm de garde au toit. Le coffre gagne lui pas moins de 20 litres et pointe maintenant à 380 litres grâce à son double fond (capacité 60l.).

Tout d’une grande

La finition et la présentation sont excellentes et tout à fait dignes des gammes supérieures. On note tout de suite l’apparition de grands écrans. Tactile au centre il toise jusqu’à 10,2 pouces avec le BMW Live Cockpit Navigation Pro (1 200 €) qui gère l’info-divertissement. Face au conducteur celui qui gère l’instrumentation fait mieux encore avec 12,3 pouces. Cette Série 1 accueille de plus un affichage tête haute très bien fait.

Avec la nouvelle plateforme vient également une nouvelle génération de moteurs essence et diesel

Performant et économe, le quatre cylindre 190ch convient très bien à la 120d.

Performant et économe, le quatre cylindre 190ch convient très bien à la 120d.

à trois ou bien à quatre cylindres. Récemment revues, ces motorisations intègrent ce qui se fait de mieux en matière de technologie pour proposer un beau rendement en même temps qu’un niveau de pollution le plus faible possible. Pour étoffer son offre en diesel la nouvelle BMW Série 1 bénéficie des trois cylindres 1,5l. de 116ch (116d), et quatre cylindres 2,0l. de 150ch (118d) et 190ch (120d). Deux essence sont également proposés avec le trois cylindres 1,5l. de 140ch sur la 118i et le tonique 4 cylindres 2,0l. développant 306 ch avec la M135i.

Des puissances échelonnée de 116ch à 306ch

Grondante, rugissante même dès qu’on la sollicite, cette BMW M135i a de quoi faire battre très vite le cœur des apôtres du sport automobile. Rehaussée d’un kit aérodynamique spécifique, posée sur une suspension abaissée ainsi que sur d’énormes jantes de 19’’ la sportive de la gamme a de la présence. Rapide et réactive, capable d’abattre le 0 à 100 km/h en seulement 4,8 s. et de débouler à 250 km/h, elle sait bondir de courbes en épingles avec une belle efficacité. La boîte de vitesse à huit rapports automatiques répond toujours présent, et mieux encore quand on s’empare d’autorité des palettes de commandes manuelles. La BMW M135i est efficace et performante, vive et agile tout en restant précise et équilibrée. Elle peut compter de plus compter sur un antipatinage avant actif ARB (de série sur toutes les versions) et sur une transmission intégrale complétée d’un différentiel mécanique à glissement limité. Avec ça, la M135i est complètement rivée au sol et, si elle est exempte du moindre sous virage, elle ne concède pas non plus le plus petit survirage. Un comble pour une BMW. Du coup elle apparaît moins joueuse. On n’est jamais content !

Nettement plus sage la BMW 118i forte de ses 140ch est une aimable compacte prévenante et avenante. Nullement atone, simplement efficace, elle se montre d’emblée très agréable. Le passage à la traction avant n’est pas perceptible sauf sur de très brutales accélérations et le comportement même enjoué ne souffre pas de cette modification. Certainement une des conséquences heureuse du dispositif ARB qui régule le couple sur les roues motrices. On relève d’autant mieux les progrès réalisés par cette nouvelle plateforme finalement un peu plus prévenante et conciliante. Une qualité relevée également sur la 120d. Une voiture davantage faite pour les gros rouleurs. Ses 190ch et son couple élevé (400Nm) lui offrent un souffle supérieur et lui permettent de bien s’exprimer. Performante avec par exemple un 0 à 100 km/h réalisé en seulement 7 secondes ce « gros » diesel a de la ressource. Avec sa boîte automatique Aisin à huit rapports et sa transmission intégrale optionelle, aucune route ne lui fait peur quel que soit le relief, la configuration ou le revêtement. La motricité et les relances s’avèrent excellentes, le comportement souverain. La BMW 120d est une très jolie berline de voyage d’autant que l’amortissement est prévenant tout en restant efficace. Pour les plus exigeant il existe tout de même un amortissement piloté en option.

 

BMW n’a pas hésité à parer sa compacte du meilleur de sa technologie : déverrouillage par smartphone (Samsung pour le moment), commandes gestuelles ou vocales, conciergerie efficace mais avec l’accent… germanique, hotspot wifi, le régulateur de vitesse adaptatif ou encore l’original système de marche arrière automatisé. Mais les tarifs s’en ressentent et apparaissent très Premium pour le coup. La nouvelle BMW Série 1 débute ses tarifs à partir de 27.150 € (116d BVM6) et pointe à 54.500 € pour la M135i, sans les options bien sûr. Des niveaux qui ne semblent aucunement freiner la clientèle puisque dit-on les carnets de commandes sont déjà remplis de 1.500 engagements.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Commentaires
  • Linstantauto
    Répondre

    Joli essai, merci pour toutes ces infos. J’aime bien le titre!!

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