Volkswagen T-Cross TDI 95ch : le juste équilibre!

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Volkswagen parachève sa gamme de SUV par le plus compact d’entre eux. Basé sur la petite Polo, le nouveau T-Cross a de beaux atouts, avec notamment un équipement de série et une dotation technologie à la pointe, pour venir jouer gagnant sur le segment hyper convoité des crossovers urbains où, rappelons-le, les Peugeot 2008, Renault Captur et Citroën C3 Aircross tiennent le haut du pavé. Mais ce T-Cross a-t-il réellement les moyens de bouleverser la hiérarchie ?

On peut le dire, le Volkswagen T-Cross est à la bourre. Il arrive relativement tard sur un segment où deux vedettes, le Renault Captur et le Peugeot 2008, tiennent déjà fermement le marché. Et pour ne rien arranger, ces deux françaises devraient de plus être renouvelées d’ici peu avec à la clé de ces secondes générations quelques corrections attendues et surtout de belles modernisations. Le petit Volkswagen T-Cross, avec ses 4,11m de longueur est le dernier rejeton d’une gamme de SUV qui compte désormais pas moins de cinq membres : Touareg, Tiguan Allspace, Tiguan et T-Roc. Mais tout le monde semble être là désormais puisque on nous assure que rien de plus grand que le Touareg n’est prévu à court ou moyen terme pour rivaliser éventuellement les BMW X7 et Mercedes-Benz GLS.

Esthétiquement le petit T-Cross mime peut être à l’excès le T-Roc. Mêmes volumes, mêmes lignes générales, presque même masque avant, ils se ressemblent en effet beaucoup. Et il arrivera souvent de confondre l’un avec l’autre. Heureusement notre T-Cross se distingue par une face arrière soulignée d’un bandeau lumineux du meilleur effet qui lui confère, par sa poupe, une personnalité bien à lui. Ajoutons que sous ses dimensions plus réduites, le T-Cross bénéficie de lignes et de volumes particulièrement équilibrées. Petit mais stylé tout de même!

Dans ces dimensions relativement réduites, le Volkswagen T-Cross parvient à préserver une belle habilité. L’espace à bord est généreux, devant comme derrière, où la banquette coulissante (sur 14cm) améliore à l’occasion le volume du coffre qui est également loin d’être ridicule avec de 385 litres à 455 litres suivant la position de la dite banquette voire même carrément 1.281 litres une fois celle–ci rabattue. A noter qu’une option permet de rabattre le dossier du siège passager avant pour l’emport de votre planche de surf ou d’un joli lampadaire chiné près de chez vous.

Volkswagen a astucieusement joué sur l’empattement porté ici à 2.551mm et sur le relèvement général des sièges. Ceux-ci sont en effet positionnés assez haut avec 597mm par rapport au plancher pour les deux sièges avant et 652mm pour la banquette. On est certes assis un peu droit, les genoux un peu relevés mais l’impression d’espace est bien réelle. Une gageure à la base pour un véhicule de si petite taille. Comme souvent chez Volkswagen la planche de bord ne respire pas la franche gaité. Les ajustages sont parfaits, l’ensemble est très sérieusement réalisé mais les plastique retenus pour la casquette sont un peu durs et brillants comme ceux des panneaux de porte d’ailleurs mais on retiendra surtout l’effort de proposer des bandeaux attrayants ou des inserts décoratifs autour de la console.

Le Volkswagen T-Cross a pour lui de pouvoir bénéficier de l’équipement high-tech du groupe. Ce qui lui confère un bel avantage c’est indéniable. Concernant l’instrumentation, il peut ainsi recevoir en gamme haute le fameux Active Info Display numérique et paramétrable sur un écran de plus de 10’’ mais aussi un système d’Infotainement central avec écran jusqu’à 8’’en couleur et tactile. La dotation comprend aussi la recharge de smartphone par induction qui fonctionne ici parfaitement, un éclairage d’ambiance assez chic, un système audio Beats jusqu’à 300 watts, et la connectivité Android Auto et Apple Car Play. Ce SUV urbain adopte, et c’est must, des éléments de sécurité et d’assistance haut de gamme. En série le T-Cross bénéficie des systèmes de freinage automatique Front Assist, Pre Safe Assist (préparation accident) et Lane Assist d’alerte de dépassement de ligne. Auxquels il faut ajouter le régulateur de vitesse adaptatif, le détecteur d’angle mort, le détecteur de fatigue conducteur et l’appel d’urgence e-call. Une belle dotation pour un mini SUV. En option peuvent s’y adjoindre le Park Assist 3.0 pour des stationnement facile, la caméra de recul, les feux à Led avec l’allumage automatiques.

Nous avons eu la possibilité d’essayer la toute première version du quatre cylindres 1,6 litres TDI de 95ch. Une version qui sera disponible au deuxième semestre 2019. Equipé d’une boîte manuelle 5 rapports (DSG 7 en option), ce bloc diesel a su faire montre de belles qualités de souplesse, de vigueur et d’allonge tout à la fois. Un brin sonore, il se montre en revanche très disponible à tous les régimes et convient parfaitement à ce T-Cross urbain. Un ville, il est compagnon agréable procurant des relances vives et des accélérations vigoureuses. Et sur la route de 1,6l suralimenté ne se démonte pas pour autant. Avec à la clé de belles mises en vitesses, des reprises très correctes et finalement un niveau sonore qui va en s’abaissant avec les régimes stationnaires. Bien qu’un peu plus lourd que la Polo, plus haut et posé sur un amortissement un brin durci, le T-Cross s’en sort avec mieux que les honneurs. Le maintien de caisse est assuré, le comportement est stable et équilibré. Les suspensions isolent aussi très bien des divers cahots, sans mollesse excessive. Avec cette motorisation diesel de 95ch le T-Cross propose une version des plus intéressante. Nerveuse, coupleuse parfaitement adaptée à un SUV légèrement plus lesté que la Polo dont il dérive finalement, cette motorisation s’est de plus montrée très frugale. Nous avons relevé à l’issue d’un parcours assez calme il est vrai mais avec du relief une excellent 4,5 litres sur 100 kilomètres.

Le Volkswagen T-Cross joue la carte de l’équipement généreux en proposant d’emblée de série l’assistant actif de maintien de trajectoire, le régulateur de vitesse adaptatif ACC, un système de freinage d’urgence avec détection des piétons, la climatisation,des rétroviseurs extérieurs réglables électriquement et dégivrants et un système audio avec l’écran de base de 6,5 pouces. Pour une meilleure dotation la finition Lounge ajoute de très belles jantes alliage de 16 pouces, un dossier de siège passager avant rabattable, un capteur de pluie et un système audio qui adopte l’écran intermédiaire de 8 pouces. Au dessus, à vous de choisir, le luxe ou le sport avec les finitions Carat et R-Line. La première propose une instrumentation numérique Active Info Display, le climatisation automatique, les sièges avant chauffant, l’aide au stationnement avant et arrière, la recharge de smartphone par induction, de grandes jantes alliage de 17 pouces, des projecteurs à LED… La finition R-Line voulue davantage sportive propose quant à elle des jantes alliage de 17 pouces, des pare-chocs avant et arrière spécifiques, les projecteurs à LED, une climatisation automatique, l’aide au stationnement avant et arrière…

Le Volkswagen T-Cross TDI 95ch n’a pas encore fait connaître son tarif mais il présentera nous a-t-on dit une surcote traditionnelle par rapport à la version équivalente essence. Pour mémoire la gamme T-Cross démarre avec le TSI 1.0 95ch qui est proposé à 19.820€.

 

 

 

 

 

 

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