Essai BMW 840d xDrive

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Elégance du style, joli contenu technologique, performances au poil, le nouveau coupé BMW Série 8 est une des belles surprises de l’année 2018. Elle succède à la Série 6 mais monte nettement en gamme et rejoint la limousine Série 7 ainsi que le futur X7 dans le  sommet du catalogue BMW. Puissantes et efficaces, les 850i et future M8 s’adresseront évidemment aux plus sportifs. Mais pour les gros rouleurs, ceux qui abattent réellement du kilomètres, BMW s’est attaché à développer une version « diesel » qui puisse les satisfaire. C’est donc cette version 840d xDrive que nous avons choisi d’essayer longuement.

 

Presque pile-poil dix ans après la disparition de la première Série 8 (1999), Bmw nous ressort un coupé, un vrai qui se démarque vraiment par son style. Personnellement les 850 et 840Csi nom de code e31 me laissaient perplexe. Il me semblait en effet que le style de la poupe ne s’accordait pas avec celui de la proue. Avis personnel, c’est tout ! Pas de problème cette fois-ci avec la nouvelle Série 8 tant le dessin de l’avant et de la partie postérieure se répondent parfaitement. Certes, cette Série 8 n’est plus aussi fine et racée que le concept présenté il y a un an maintenant. Mais ce nouveau coupé 2×2 s’en sort plutôt très (très) bien. Parfaitement équilibrée, avec son style « fastback », son long capot et ses porte-à-faux comme on les aime c’est à dire taillés court devant et plus long derrière, la BMW Série 8 est un coupé d’apparence classique mais de belle facture. Les designers lui ont donné de belles lignes, dynamiques assez fluides, soulignées de plus par des ailes bien renflées et une assise basse qui lui confèrent ce qu’il faut de sportivité. Seule la calandre, avec ses gros naseaux interrogent. Il y a ceux qui aiment, et les autres. A vous de voir. Mais ce n’est pas souvent qu’une nouveauté que nous avons à l’essai fait se retourner les têtes et suscite autant de commentaires flatteurs, tout simplement ! Ce grand coupé élégant de 4,85m longueur pour 1,90m de large avec à peine 1,34m de haut en tout cas intéresse et séduit sans que jamais, et il faut le souligner, la moindre agressivité envers un voiture puissante et chère ne s’exprime.

L’habitacle se montre chaleureux avec une présentation assez classique là encore mais de fort belle facture avec une réalisation véritablement haut de gamme dépourvue heureusement du moindre clinquant hormis peut-être ces dispensables filets lumineux qui plus est paramétrable. Un charme discret souligné par un très beau cuir étendu, des sièges parfaits de maintien et de confort tout du moins à l’avant. Car ceux de l’arrière font tout ce qu’ils peuvent pour vous empêcher d’y entrer. Pas de place pour les jambes, hauteur sous toit réduite, ils sont là davantage pour un supplément de bagages ou pour recevoir votre blouson ou votre imperméable. Ce volume viendra plutôt à l’occasion épauler le coffre si toutefois ses généreux 420l vous semblaient insuffisants, car les dossiers arrière se replient.

Sur cette BMW Série 8 les compteurs à aiguilles ont cédé la place à un bel afficheur numérique de 12,3 pouces. Paramétrable dans tous les sens, il vous permettra quand même de retrouver « l’ambiance » classique si vous le souhaitez ou bien encore de vous offrir un affichage plus moderne. Détail amusant, ce coupé comme le récent BMW X5 reçoit une incrustation en verre « Crafted Clarity » faite à la main au sommet du levier de vitesse, de sa  molette i-Drive, et du bouton start/stop, une option coûteuse tarifée 700 €. Au centre du tableau de bord trône un bel écran de 10,25 pouces. Tactile, il dispose de la dernière interface BMW de septième génération qui vous autorisera à modifier l’ensemble à votre goût. Le système d’info-divertissement présente notons-le la particularité de répondre aussi bien à la molette de l’i-Drive, aux commandes gestuelles, à l’écran tactile, qu’à la commande vocale. C’est comme vous voulez, d’autant que toutes ces commandes fonctionnent très bien. Pour les mélomanes, BMW s’est rapproché de Bower & Wilkins pour concocter un ensemble aux petits oignons. Puissant avec ses 1.500watts et ses 20 haut-parleurs, ce système transforme l’habitacle en auditorium. Un vrai investissement (option 5.700€) mais qui reste une expérience à vivre.

Un diesel très pêchu…

En choisissant le BMW 840d, soit la version diesel de la nouvelle Bmw Série 8, nous avons profité d’un propulseur vigoureux et abondamment prodigue en couple. Les 680Nm sont de plus dispensés dès 1.750tr/min, ce qui procure ce généreux coup de pied au c.., que seuls les blocs mazout peuvent vous dispenser. Bien sûr les 320ch du six cylindres bi-turbo se font ensuite sentir. Et ils vous propulsent d’ailleurs hardiment pour abattre le 0 à 100km/h en seulement 4,9 secondes. Une bien belle performance pour un gros bébé de 1.900kg, pourvu, il est vrai, d’une boîte de vitesse huit rapports rapide et douce et d’une transmission intégrale plutôt bien « éduquée ». Et ce sans trop consommer puisque sur un parcours varié mené bon train, nous avons enregistré une valeur très, très correcte de 7,6l aux 100km. Une valeur qui conjuguée aux 66 litres de contenance du réservoir ne vous obligera pas à vous arrêter trop souvent pour ravitailler…

La très bonne insonorisation de l’habitacle ne vous dispensera pas heureusement des beaux grognements de ce six cylindres. La sonorité a dit-on été travaillée longuement et amplifiée pour produire un souffle puissant et expressif à vos oreilles tout en vous faisant oublier que vous êtes au volant d’un coupé diesel. Un coupé « sportif » au demeurant car BMW n’a pas mêgoté du tout sur l’équipement : direction Active Drive sur les quatre roues, suspension Select Drive plus ou moins souple, plus ou moins tenue, et même une régulation 40%/60% du couple en faveur du train postérieur sans oublier un autobloquant arrière sur la finition MSport. Avec tout ça pas étonnant que ce coupé BMW 840d nous procure un très beau comportement, agile et précis. La motricité est parfaite, l’adhérence en courbe excellente, ce coupé peut se piloter si vous le souhaiter d’autant que les modes de conduites et l’ESP partiellement déconnectable vous permettent de prendre plus ou moins la main et de goûter au survirage à l’occasion. Ce coupé plutôt discret s’est être aussi efficace que plaisant. D’autant que malgré le poids les freins tiennent le choc, longtemps, c’est une excellente surprise.

Notre BMW 840d xDrive est proposé en quatre niveaux de finition. Très bien équipée d’origine la 840d reçoit d’office les quatre roues directrices, l’affichage tête haute, les palettes au volant, huit airbags, les feux de route actifs, une caméra de recul, des sièges avant électriques et chauffant, l’alerte de franchissement de ligne, la détection collision, le contrôle de freinage en courbe, la climatisation automatique bizone, des phares à Led, le GPS, la recharge smartphone par induction, etc. Avec la finition M Sport, vous gagnerez une sellerie cuir perforée, le volant M et les pneus à roulage à plat. Et pour les plus exigeants le niveau M Sport Technic y adjoint les freins et le différentiel autobloquant M Sport, et des jantes de 20 pouces. Pour compléter tout ça, le catalogue d’options est comme de coutume chez BMW assez fourni. On peut y relever toutefois ce toit carbone à 3.050€, les projecteurs au laser à 1.700€ ou bien encore le système de vision nocturne Night Vision à 2.250€, les sièges ventilés à 900€, le Park Assist Plus à 700€, ou e ciel de pavillon en Alcantara à 1.050€.

Les tarifs de ce coupé BMW 840d xDrive débutent à 99.700€. La finition M Sport s’affiche à 105.000€ et le coupé M Sport Technic à 109.150€.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Commentaires
  • Vi vi vi ...
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    Ouah ! Ouah ! Et la technologie peut permettre de rouler propre avec du diesel….. Quoi qu’en pense certains (hors du monde !)

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