Mercedes Classe C 220d : la qualité a un prix !

 In Essais

La Classe C, c’est le best-seller de Mercedes. Un succès qui ne se dément toujours pas. Pour sa mi-carrière elle a profité d’une remise à jour esthétique relativement modérée qui cache en fait de plus grandes évolutions. Ainsi les motorisations sont revisitées et se montrent désormais bien plus vertueuses. Le contenu technologique évolue également, avec par exemple un affichage tout numérique, et nous propose de goûter à la conduite (semi) autonome. Joli programme finalement.

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Le style de cette Mercedes Classe C 2018 évolue mais avec une grande discrétion. Pourquoi changer ce qui plaît toujours? On relève tout de même quelques petits changements par rapport au modèle lancé il y a quatre ans, comme ces blocs optiques plus sombres, un pare-choc et une calandre modifiés. Mais ce qui change vraiment en définitive se trouve sous cette peau élégante. Surtout sur cette déclinaison break toujours aussi dynamique et séduisante dans cette finition haut de gamme AMG Line résolument sportive, avec ses appendices aérodynamiques et ces fameuses jantes de 18 pouces en provenance d’Affalterbach, mais si sensibles aux coups de trottoirs. C’est dans l’habitacle finalement que ce millésime se distingue le plus du précédent. La planche de bord accueille en effet une instrumentation entièrement numérique constituée d’une part d’une dalle digitale paramétrable de 12 pouces de diagonale face au conducteur, et d’autre part d’un écran central 16/9e multimédia de 10,25 pouces juché au sommet de la console. Il n’est toujours pas tactile mais pour le faire fonctionner vous avez désormais le choix entre actionner les mini pads tactiles sur les branches du volant, un emprunt à la Classe S, ou bien d’utiliser le gros pad de la console centrale.

L’habitacle est toujours le même, bien fini, bien construit, toujours aussi « Premium » mais encore assez triste en dépit des nouveaux parements décoratifs en bois ou de cette élégante sellerie mixte similicuir/tissu façon Alcantara qui équipe notre 220d break. L’habitabilité est honnête, sans plus, pour accueillir correctement deux grands passagers à l’arrière ou en faire souffrir trois, la faute à un passage de transmission intrusif et à une place centrale étroite. Pour les bagages, le coffre du break se montre plus généreux (490 litres) que celui de la berline (455 litres), mais ce n’est pas non plus la catégorie cargo.

Pour 2018, le Mercedes Classe C change donc ses motorisations. Les nouvelles normes Euro 6d ainsi que le nouveau cycle de mesures WLTP ont obligé Mercedes-Benz à se re-pencher sérieusement sur la question. Et si les motorisations essence voient arriver l’alterno-démarreur, les motorisations diesel sont carrément bousculées avec l’apparition d’un nouveau bloc 2,0l. qui vient remplacer l’ancien 2,1l. Décliné en plusieurs niveaux de puissance, ce quatre cylindres de 1.950cm3 annonce 194ch à 3.800 trs/min et 400Nm de couple à 1.600 trs/min sur notre C220d (CO2 : 123 g/km). De belles valeurs qui se traduisent sur la route par un agrément plus que convaincant. Les accélérations sont confortables, avec un 0 à 100km/h abattu en 6,9 secondes, et les relances puissantes. La Mercedes Classe C 220d sait tenir sa place sur la route où elle s’avère vive et réactive, même chargée. La transmission automatique neuf rapports 9-G Tronic se marrie bien à ce moteur coupleux. Pas très rapide, elle préserve toutefois l’agrément de conduite et profite à la consommation. Mercedes revendique une consommation mixte de 4,7litres aux 100km. Nous avons pour notre part consommé 5,8 litre aux 100km sur un parcours mixant ville, route, autoroute. A noter que ce duo mécanique peut se compléter d’une transmission intégrale à la demande. Avec ses trains de roulement AMG, notre Mercedes 220d de test profitait d’un bel équilibre et d’un comportement au-dessus de tout soupçon. Au détriment toutefois du confort, même si le réglage de suspension Dynamic Select améliore tout de même les choses en permettant de choisir la souplesse d’amortissement au moyen de la molette idoine.

L’autre bénéfice de ce millésime 2018 sur cette Mercedes Classe C est l’apparition d’un Pack d’assistance à la conduite Plus (option 2.500€) qui vous fait goûter au confort de la conduite (semi) autonome. Grâce à une belle quantité de radars et de capteurs notre Classe C lit désormais la route et les panneaux de signalisation et peut prendre le relais pour de vrai ! En un mot vous soulager des accélérations / freinage sur une route ennuyeuse ou dans un embouteillage. Distance inter véhicules, vitesse, freinage sont gérés par la voiture tout comme les changements de voies. Hormis quelques rares bugs, le système s’avère bluffant. Les grands rouleurs devraient apprécier, et leur permis être préservé.

Bien sûr tout cela a un prix. C’est sans aucun doute le principal défaut de cette Classe C. Notre break C220d en finition supérieure AMG Line s’affiche à partir de 51,200€ auxquels s’ajoutent une belle quantité d’options (sièges électriques à mémoire, Pack Conduite Plus, Pack Premium…) qui portent le total à 62.050€. Mais quand on aime on ne compte pas.

 

Showing 2 comments
  • Anonyme
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    Je ne sais pas ce qui est le plus cool : la voiture ou le banc !

  • Classe C
    Répondre

    Après l’avoir essayée et avoir constaté autant de qualités ….
    quoi de mieux qu’un tel banc pour contempler ses lignes extérieures !

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