Hyundai Kona : pas que de la gueule!…

 In Essais

Hyundai débarque sur le segment des SUV compacts avec une nouveauté au look ravageur qui entend jouer les trouble-fête. Et vous savez quoi ? Elle en a les moyens…

 

Le segment des SUV, il faut le dire une fois encore, est un des derniers qui évolue en positif sur un marché relativement atone. Il est donc plus que logique que tous les constructeurs qui n’y sont pas encore présents s’affolent et sortent chacun leur tour un modèle gagnant. Ces derniers temps, les nouveautés et non des moindres ont été très nombreuses. Je cite pêle-mêle Volkswagen T-Roc, Seat Arona, Opel Grandland X, Skoda Karoq ou encore Kia Stonic ou Citroën C3 Aircross. Pourtant à part ce dernier, ces SUV compacts se sont fort montrés prudents, voire carrément trop sages question look pour certains. Non, non, je ne citerai personne ! Mais dommage, vraiment dommage, car sur ce segment le design osé ça paye. Et Hyundai l’a bien compris puisque son dernier né joue à plein cette carte du look, de l’agressivité et du style fort. Bonnets de nuit et notaires de province, passez votre chemin. Vous ne trouverez pas ici ce qu’il vous faut. Vade retro… ! Mais la cible est ailleurs, genre jeunes urbains plutôt « in the move ». Au premier coup d’œil sur ce Hyundai Kona en effet ça passe ou ça casse. Le design est gonflé, c’est certain et pourrait ne pas plaire à tout le monde. Le coup des feux, avec ceux de jour au-dessus, fallait oser, comme celui des arches de roues body-buildées avec protection anthracites pas discrètes du tout. C’est fort assurément, mais très bien fait. Et au final Hyundai gagne son pari du style en rupture. Son Kona plait beaucoup. Et ce crossover présenté d’abord en Corée puis en France (considérée comme la tête de pont du marché occidental) est en passe de faire des étincelles puisque plus de 7.000 commandes ont d’ores et déjà été enregistrées.

Ne soyez pas trop déçu en vous glissant dans l’habitacle. Ici, c’est un peu moins fou, fou, mais il faut bien reconnaître le sérieux de la réalisation. Beaux matériaux, ajustages aux petits oignons, équipement au top, le Kona ne se moque pas. Rassurez-vous il y a quand même quelques jolis petits placages de couleurs (pourtours d’aérateurs, surpiqûres de sièges, entourage de levier de vitesse) pour donner de l’atmosphère. Pour le confort, Hyundai n’a pas mégoté. Le Kona est généreux et propose sellerie cuir électrique et chauffant, climatisation avec désembuage automatique, écran tactile 8 pouces, accès mains-libres et démarrage sans clé, système multimédia tactile bien connecté (Apple CarPlay, Android Auto), navigation GPS avec services TomTom Live, chargeur de smartphone à induction avec fonction maligne anti oubli, affichage tête haute réglable bien foutu et système audio très haut de gamme étudié par Krell. Du tout bon. D’autant que la dotation d’aides à la conduite est sérieuse : système de freinage d’urgence autonome, assistance active au maintien de voie, système de détection de fatigue du conducteur, système de surveillance des angles morts, feux de route automatiques et éclairage de virage, alerte de circulation transversale arrière. Avec sa plateforme d’I30 raccourcie, le Hyundai Kona mesure 4,16m de longueur. Ce qui le positionne pile dans le segment et surpasse seulement d’un petit centimètre le Citroën C3 Aircross (4,15m). Mais il est en revanche large d’épaules avec ses 1,80m. Le Hyundai Kona se montre en conséquence assez accueillant pour ses passagers même à l’arrière. Le coffre n’est pas géant avec 361 litres mais en rabattant les sièges arrière il offrira un beau volume de chargement de 1.143 litres.

Hyundai a déterminé que le niveau de motorisation pour ce type de véhicule se situait entre 110ch et 130ch. Fort logiquement il propose en conséquence une motorisation essence tricylindres à injection directe turbocompressée 1.0 T-GDI qui présente une belle puissance de 120ch à 6.000tr/min et 171Nm ainsi qu’un couple entre 1.500tr/min et 4.000tr/min. Cette motorisation essence se destine rien moins qu’à satisfaire 95% de la demande. Mais pour ne fâcher personne et faire plaisir aux autres marchés, moins matraqués de taxes que le nôtre, Hyundai a également prévu une motorisation plus puissante 1.6 T-GDI de 177ch accouplé à une transmission intégrale. Plus tard viendront également deux diesel de 115ch et 136ch ainsi qu’une version entièrement électrique vers la mi 2018.

Pour l’heure, ce bloc turbocompressé 1.0 T-GDI nous a plutôt séduit. Vaillant, presque rageur, assez coupleux et prenant ses tours comme il faut dans un grognement de trois cylindres caractéristique, il convient très bien à ce petit SUV. Il efface parfaitement le poids de 1.233kg du Kona et lui permet d’accomplir le 0 à 100km/h en 12 secondes. Ce n’est pas la performance de l’année, mais au volant on retiendra une belle réactivité et une remise en vitesse très correcte. Nous n’avons pas pu reproduire par contre la consommation annoncée de 5,4litres/100km (125 g/km de CO2). Ce n’est pas une surprise vous vous en doutez. Nous avons en revanche relevé une moyenne de 7,7 litres/100km sur un parcours exigeant autour de Marseille et du Luberon que nous avons abordé sans vraiment nous soucier d’économie. Correct, sans plus dirons-nous.

Un amortissement ferme mais un beau comportement routier

Bien que manquant un peu de débattement, l’amortissement du Hyundai Kona nous a semblé bien étudié. Il est bien un peu ferme, mais il faut ça pour préserver le comportement et éviter trop de roulis. La direction précise et pas trop légère préserve un bon ressenti du train avant et c’est très agréable. Il y a donc de quoi apprécier les bonnes qualités dynamiques de ce crossover coréen solidement campé sur ses roues de 17 ou 18 pouces et jouer à l’occasion du levier de vitesse, précis et correctement guidé d’ailleurs.

Les tarifs de ce Hyundai Kona le situent dans la moyenne. Mais il est plutôt très correctement équipé dès le premier niveau de finition « Intuitive » tarifé 21.400€ qui propose pour mémoire des jantes 17 pouces, la climatisation automatique, un détecteur de fatigue, une caméra de recul, un écran tactile 7 pouces la connectivité Android Auto et Apple Carplay. Au-dessus la finition « Edition #1 » (22.900€) apporte en plus l’indispensable affichage tête haute, l’écran tactile 8 pouces, les protections d’ailes anthracite et la calandre chromée, l’accès et le démarrage sans clé, une recharge du téléphone par induction, et un système audio premium Krell. Le haut de gamme « Executive » (25.900€) complète une dotation très fournie avec des sièges chauffants en cuir et réglables électriquement, le sécurisant freinage d’urgence autonome, l’aide au stationnement avant et l’alerte de circulation transversale, des jantes 18 pouces. A noter, la version 1.6 T-GDI de 177ch proposée en version intégrale et boîte DCT7 s’échange contre 29.900€.

https://youtu.be/kzyzBFH0xXI

 

Lors de l’essai de ce Hyundai Kona, nous avons eu la possibilité d’interroger M. Franck Pichot, Directeur Marketing Produit Hyundai France, qui nous présente ce nouveau SUV Kona :

Laisser un commentaire

Start typing and press Enter to search