Volkswagen Polo : elle joue encore à la mini-Golf !

 In Essais

La 6ème génération de Volkswagen Polo singe plus que jamais sa grande sœur Golf. Mais pourquoi s’en priver si le succès est au rendez-vous ?

 

La Polo, c’est la mini Golf de chez Volkswagen. L’autre succès story de la marque de Wolfsburg. Comme la Golf elle se vend d’ailleurs par millions : 14 en tout depuis quarante ans. Car mine que rien, la Volkswagen Polo s’est gentiment inscrite dans le paysage. Elle en est arrivée aujourd’hui à sa 6ème génération, et oui… Lancée en 1975, cette petite compacte reconnaissons-le a su intelligemment évoluer avec son temps, se modernisant sans cesse, tout en prenant des centimètres pour répondre aux attentes du marché. Partie de 3,51m elle en arrive ainsi aujourd’hui à 4,05m. Pour vous situer, c’est en gros les dimensions de la Golf IV de 1997. Car la Golf c’est finalement la cible de la Polo, son modèle, son inspiration. Elle la suit à la trace depuis ses débuts et la marque toujours à la culotte ! Chaque génération lui emprunte ses nouveautés, ses dernières technologies. Et ça marche puisque si la Golf la précède encore avec 494.000 exemplaires en Europe pour 365.000 unités pour la Polo, elle doit lui laisser la première place en France. La Polo assure en effet à elle seule 28% du volume du constructeur avec 40.000 exemplaires, loin devant la Golf !…

 

Une toute nouvelle plateforme, une habitabilité en hausse

Et ça devrait logiquement durer puisque la nouvelle Polo nous revient avec pas mal d’atouts. A commencer par sa nouvelle plateforme MQB-AO, que l’on a déjà vu sur les récentes Seat Ibiza/Arona et que Volkswagen reprend également sur son nouveau SUV T-Roc. Cette plateforme moderne profite directement à l’habitabilité. Les 8cm de gain par rapport à la génération précédente ne sont pas gaspillés loin s’en faut d’autant que la Polo repose maintenant sur un empattement costaud de 2.548mm (+92mm) et adopte de courts porte-à-faux. Les passagers avant comme ceux de l’arrière ne trouveront désormais plus grand chose à lui reprocher. Tout le monde est parfaitement accueilli. L’espace à bord est généreux, la garde au toit très convenable. Le coffre de 351litres est loin d’être ridicule d’autant que les sièges rabattables facilitent la vie. Plus longue, la Volkswagen Polo est également plus large (+69mm) et plus basse (-7mm). Et ça lui va bien puisqu’elle gagne en prestance et en dynamisme. La ligne de caisse soulignée, les bordures d’ailes bien marquées, lui procurent en outre un petit caractère sportif bienvenu. Tout aussi réussi, l’habitacle profite d’un tableau de bord renouvelé. Accueillant des parements de couleur – sept teintes sont disponibles du rouge pimpant au bleu sage – il égaie à lui seul un habitacle sérieux et bien fini avec un abondant usage de plastiques moussés.

Mais notre Polo se distingue aussi par l’usage immodéré qu’elle fait des nouvelles technologies de la marques. Gourmande, va ! Et Volkswagen ne l’a pas freinée puisque cette nouvelle Polo est selon lui « le premier modèle basé sur la nouvelle stratégie de marque de Volkswagen : Demain démarre aujourd’hui ». Kesako ? En gros, en très gros, c’est l’adoption de la dernière offre high-tech avec l’apparition des dernières technologies d’aide à la conduite comme le Front Assist, la détection piétons et le freinage d’urgence autonome, l’avertisseur d’angles morts Blind Assist, l’assistant de sortie de stationnement Park Assist 3.0 ou le régulateur de distance ACC. C’est aussi le tableau de bord entièrement digital avec la dernière mouture de l’Active Info Display, un système d’Info-Divertissement complet, la recharge de smartphone par contact, ou un haut niveau de connectivité App-Connect avec Mirror Link et Android Auto/Apple CarPlay.

 

Les motorisations proposées au lancement sont au nombre de quatre. Des blocs essence tricylindres avec des puissances de 65ch, 75ch, 95ch et 115ch. Trois autres offres essence suivront rapidement avec un 150ch, une GTi de 200ch en janvier 2018 ainsi qu’un bloc 90ch TGI fonctionnant au gaz naturel. En décembre de cette année viendront s’y ajouter deux diesel 1,6l. TDI de 80ch et 95ch.

Notre version 95ch de test tire avantageusement parti de la plateforme MQB rigidifiée. Celle-ci procure à la Polo un comportement précis, rigoureux mais agile. Comme sur la Golf le train arrière, très sage, ne s’agite que si on lui demande vraiment. Le confort est en progrès et le niveau de filtration de la suspension très convenable d’autant que la Volkswagen Polo est proposée avec trois configurations de châssis différentes : Standard, Sport ou Sport Select avec amortisseurs paramétrables bi-mode. Plutôt linéaire, ce bloc tricylindres turbocompressé fonctionne à l’économie accouplé avec la boîte DSG7. Tournant à des régimes de « diesel » il travaille de préférence sur le couple et préserve autant que possible l’économie d’utilisation. Nous avons d’ailleurs relevé une consommation de 6,0litres aux 100 kilomètres sur un parcours relativement varié. Mais si d’aventure vous souhaitiez un peu plus de répondant, il ne tient qu’à vous de sélectionner le mode de changement de vitesse Sport ou mieux encore d’opter pour un modèle accouplé à une boite mécanique traditionnelle par ailleurs bien guidée. Le trois cylindres vous gratifiera alors de belles montées en régime dans une sonorité caractéristique des moteurs multiples de trois, car les passionnés vous le confirmeront, trois, six ou douze cylindres même combat.

Cette Polo de Volkswagen est donc plus que jamais une mini Golf. Sérieuse et agréable, pratique et confortable, elle embarque en outre une belle dotation de technologie de pointe pour une meilleure sérénité au volant. Mais elle le fait payer assez cher même au regard de la dotation. Comptez 14.430€ pour la Polo 1.0 65ch Trendline et pas moins de 21.660€ (hors option) pour notre modèle 1.0 TSI 95ch DSG7 en finition Carat.

 

 

 

 

 

 

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