Essai Audi Q2 1.0 TFSi 116ch

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Audi a élargi sa gamme de SUV compacts avec un Q2 1.0TFSi 116ch. Une entrée de gamme essence, équipée d’un sémillant trois cylindres turbocompressé vaillant comme tout, qui se révèle être une excellente surprise.

L’Audi Q2 est de manière assez surprenante une proposition originale sur le marché des SUV compacts urbains. Avec ses 4,19m et sa présentation très Premium, elle ne rencontre pas vraiment de concurrence en face à elle. En fait à y bien regarder, il n’y a guère que le nouveau Mini Countryman un peu plus long que lui pourtant (4,30m) qui pourrait lui faire réellement de l’ombre car tant BMW que Mercedes sont complètement absents de cette niche. L’Opel Mokka, la Mazda CX-3, le Nissan Juke ou encore le duo Fiat 500X/Jeep Renegade, mais aussi le Peugeot 2008 et bien évidemment le Renault Captur, malgré leurs nombreuses qualités, jouent il faut bien le reconnaître à un autre niveau et ne proposent pas un niveau de prestations similaire. Avec son Q2, Audi possède donc un atout gagnant. Ce diable de petit crossover étant devenu la seconde meilleure vente du constructeur dans l’hexagone cette année, Audi peut avoir pour lui les yeux de Chimène…

Avec l’arrivée l’an dernier du Q2 compact, Audi a étoffé sa gamme de SUV/crossover. Avec ses Q2, Q3, Q5, Q7… et bientôt Q8 : le constructeur allemand ne néglige pas à l’évidence ce segment. Il entend semble-t-il être présent à tous les niveaux pour susciter et satisfaire l’ensemble des attentes des consommateurs avides de SUV haut de gamme chics et exclusifs. Au sein de la famille Q2, la réflexion a sans doute été la même. Avec un premier modèle essence développant pas moins de 150ch il restait de la place pour une motorisation plus accessible. En équipant son petit crossover d’un bloc trois cylindres de 116ch, Audi finalise une offre qui comprend désormais trois modèles diesel 1,6l. 110ch, et 2,0l. 150ch et 190ch et deux autres propositions en essence à savoir les 1,4l. 150ch et 2,0l. 190ch TFSi.

Musculeux, râblé, puissant, présentant des porte-à-faux réduits mais haut sur pattes, l’Audi Q2 est un petit SUV qui a de la présence. Malgré ses moins de 4,20m, il présente un empattement relativement généreux de 2,59m. L’habitabilité en profite largement puisque quatre adultes peuvent prendre place assez confortablement et emmener avec eux leurs bagages grâce à un coffre au volume assez satisfaisant de 405 litres (1050l. banquette rabattue). Bien que reprenant la planche de bord avec écran central façon tablette, très bien finie c’est vrai mais assez austère de l’A3, ce Q2 se démarque par une ambiance relativement gaie à condition bien sûr d’avoir opté pour ces appliques ou inserts aux couleurs vives ou mieux encore pour l’éclairage Led décoratif. Car chez Audi, comme chez ses concurrents d’outre Rhin, l’équipement est assez souvent le fait des options. Mais ce crossover propose des équipements rares à ce niveau de gamme. Il bénéficie bien sûr par exemple d’airbags frontaux/latéraux et rideaux, de la climatisation, des capteurs de pluie et de luminosité, des jantes alliages (16 à 19 pouces), ou du régulateur de vitesse. Mais pour la sellerie cuir, le toit ouvrant, le système de navigation il faudra tout de même passer par la case option ou les finitions (Sport, Design, S-Line ou Design Luxe) supérieures. Même chose pour l’aide au stationnement, la connectivité Apple Carplay/Android Auto ou l’affichage tête haute (680€), l’aide au maintien dans la file, l’Audi Drive Select ou la suspension sport, le Pre-Sense de préparation anti accident ou le contrôle d’angle mort. Mais vous pourrez opter si le cœur vous en dit pour des must technologiques réservés au véritables Premium comme le MMI avec pad tactile, le hot spot Wifi, la recharge de smartphone par induction mais aussi le Virtual Cockpit (520 €), ou le régulateur adaptatif avec freinage et redémarrage automatisé en embouteillage (740 €).

L’Audi Q2 TFSI 1.0 s’appuie sur un bloc trois cylindres des plus high-tech. Forte d’une cylindrée de seulement 999cm2, cette motorisation marrie injection directe et suralimentation par turbocompresseur. Elle développe gaillardement 116ch entre 5.000 et 5.500 tr/min et 200Nm de couple entre 2.000 à 3.500 tr/min et reçoit au choix une boîte mécanique à six rapports ou double embrayage S-Tronic à 7 vitesses. Deux transmissions qui ne peuvent s’accoupler ici avec quatre roues motrices. Evidemment même avec un poids contenu de 1.315kg, cette Audi Q2 TFSi 1.0 S-Tronic n’est pas un foudre de guerre et se maintient au-dessus de la barre psychologique des 10 secondes (10,3sec. précisément) sur l’exercice d’accélération du 0 à 100km/h. Et pourtant à l’usage ce moteur s’est révélé être allié fidèle au moment de se colleter avec la circulation encombrée de nos riantes citées. Notre voiture d’essai, équipée de la boîte robotisée, affichait un réel allant et même une belle dynamique dans la jungle urbaine, reprenant fort, accélérant sans mollir grondant agréablement de son timbre si particulier. Il n’y a guère que sur route et surtout sur voies rapides que le trois cylindres commencera à peiner. Mis en fait il n’y aura que les abonnés à la file de gauche sur autoroute qui y trouveront vraiment à redire. Moderne, ce moteur se montre relativement frugal à l’usage avec une valeur mixte normalisée de 5,4l./100km (123gr/km de CO2) et un relevé par nos soins sur parcours mixtes là aussi de 7,4litres aux 100/km

 

Alerte, agréable à vivre bien équipée dès lors que vous mettez la main à la poche, l’Audi Q2 dans cette version 1,0l. TFSi de 116ch n’a finalement qu’un seul gros défaut : son tarif ! Affichée à partir de 25.420€ en boîte mécanique ou 27.570€ équipée de la boîte sept rapports S-Tronic comme sur notre voiture de test, elle cible une clientèle avec quelques moyens.

 

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