Volkswagen Tiguan Bi-TDI 240ch R-Line

 In Essais

Volkswagen sait être déraisonnable quand il le faut. Son Tiguan Bi-TDI équipé d’un diesel double turbo de 240ch en est la preuve. Essai, disons… rythmé !

On n’y pense pas forcément, mais un Tiguan ça peut être turbulent, limite agité. Et si ! Evidemment à condition de l’avoir au préalable choisi équipé d’une mécanique qui possède suffisamment de souffle et de répondant. En France, le 2,0l. TSi de 220ch issu de la Golf GTi n’est pas proposé au catalogue et c’est bien dommage. Mais vu notre fiscalité il nous faudrait vite l’oublier… Nous nous consolerons facilement avec le bouillant 2.0 BiTDI qui annonce 240ch. Et oui, il faut s’y faire. Il est de plus en plus fréquent de devoir faire rimer sport avec mazout. Trêve de plaisanteries, ces motorisations ont fait de tels progrès cette dernière décennie que ce serait bouder un plaisir véritable. D’autant que les couples délivrés par ces blocs ont de quoi redonner le sourire. Et c’est le cas avec notre petit SUV.

Sur le Volkswagen Tiguan Bi-TDI nous découvrons en effet sous le capot un quatre cylindres de 1968 cm³ suralimenté par une paire de turbos, spécialisés pour l’un dans les hautes pressions et pour l’autre dans les basses, et capable de compresser l’air d’admission jusqu’à 3,8 bars absolus. Pour suivre le mouvement et le nourrir convenablement, Volkswagen n’a eu d’autre choix que de l’équiper de très modernes injecteurs piézoélectriques avec une pression d’injection pouvant monter jusqu’à 2.500 bars. Avec ce gavage généreux, le moteur n’a aucun mal à développer 240ch à 4.000 tr/min ainsi qu’un couple « de camion » de 500Nm entre 1.750 tr/min et 2.500 tr/min. Il va s’en dire que pour passer toute cette cavalerie au sol et assurer une honnête motricité à ce Tiguan en toutes circonstances, il a fallu opter pour la transmission intégrale 4Motion, et pour digérer son déferlement, choisir une solide boîte DSG à sept rapports. Voilà pour la fiche technique, place au fun !

 

Car ce moteur donne une âme à ce SUV si placide généralement avec ses motorisations plus souvent économes qu’expressives. Au quotidien reconnaissons que ce Bi-TDI se montre fort civil et discret. Il ronronne tout doucement et anime sagement ce relativement lourd SUV (1.720kg) sans trop consommer. Volkswagen annonce une consommation en ville de 7,4l. aux 100km dans cet exercice. On peut donc assurer ses déplacements en ville très confortablement. Tout juste remarquons-nous parfois quelques petits à-coups dans la transmission. Mais rien de grave. Bien sûr il cavale à la moindre sollicitation et reprend très vigoureusement pour peu que vous le sollicitiez. Mais rien ne laisse entrevoir son caractère de pompe à feu. Car il ne dévoile son vrai visage qu’une fois libéré du carcan citadin. Dès que la route s’ouvre devant lui et que vous le titillez enfin comme il le faut, ce quatre cylindres diesel dévoile une fougue carrément généreuse et des performances de berline GTI. Les accélérations sont puissantes avec un 0 à 100 km/h effectuée en seulement 6,5 secondes. Et si vous poussez jusqu’en Germanie vous pourrez vérifier sa vitesse maximale de 228km/h. Bien que linéaire, ce 2,0l. Bi-TDI souffle le chaud dès les plus bas régimes, apanage des diesels, mais se montre en plus capable d’affoler le compte-tours jusqu’à la zone rouge. Toujours très efficace, il assure des accélérations vigoureuses et des reprises assez impressionnantes. Abattre du kilomètre avec lui se révèle un plaisir. Toujours disponible, il cravache sans relâche très bien secondé par une boîte à double embrayage suffisamment rapide. La motricité n’est jamais prise en défaut grâce à la transmission intégrale 4Motion fort bien régulée mais aussi par la monte pneumatique généreuse optionnelle (255/40 R20). La tenue de route très équilibrée, de très bon niveau, permet de se faire plaisir sans retenue. On ne se casse pas le dos pour autant à condition bien sûr d’avoir sélectionné le bon réglage d’amortissement sur le système DCC et ses trois modes : Confort, Normal ou Sport sans oublier le mode Individual utile pour se concocter un cocktail à sa main. Ce SUV sauce Bi-TDI, vire d’ailleurs « à plat » sans beaucoup de roulis et exploite au maximum tout le potentiel de ses pneumatiques dans les petites ou grandes courbes. L’adhérence latérale est très élevée grâce à des gommes accrocheuses. Le freinage n’est pas en reste puisqu’il se fait tout simplement oublier avec des décélérations franches et puissantes sans jamais baisser les bras.

Plaisir supplémentaire, notre Volkswagen Tiguan Bi-TDI arborait la livrée très courue R-Line qui n’est pas pour rien dans le fort sex appeal de cette voiture d’essai. Agressive comme tout cette finition R-Line offre au Tiguan Bi-TDI un caractère viril et agressif qui lui convient parfaitement. Elle se distingue par un bouclier spécifique avec des entrées d’air voraces, un aileron de hayon et des passages de roues anthracites. Mais aussi par des baguettes de seuil de porte en aluminium, un ciel de pavillon noir, des baguettes R-Line et un pédalier et un repose-pied en acier inoxydable. Cette déclinaison vient compléter une finition « Carat Exclusive » livrée d’office sur le Bi-TDI. Avec elle la dotation de base généreuse (airbag de genoux, climatisation, jantes alliage, Front, Light, Rear & Lane Assist, volant multifonctions, etc.) se complète de la reconnaissance des panneaux, d’une sellerie cuir Vienna, des feux arrière Led 3D, du toit ouvrant panoramique avec ambiance Led le long des glissières, de l’Active Info Display digital de 12,3 pouces, du hayon motorisé mais aussi du châssis adaptatif DCC et de la direction dynamique, du régulateur de vitesse adaptatif et du système de navigation Discover Pro, sans oublier le Traffic Jam Assist avec Emergency Assist sur versions DSG.

Au final cette Volkswagen Bi-TDI s’affiche à 49.470€ auxquels il faut ajouter les 2.980€ de la finition R-Line (+4.050€ de malus/ 167 gr de CO2/km) ainsi que les 540€ des très belles roues de 20 pouces qui remplissent si bien les arches de roues. Soit 52.990€ au total. Un tarif conséquent. Mais cette Volkswagen même si elle se révèle ainsi plus chère qu’une BMW X1 xDrive 25d(51.650€) reste tout de même plus intéressante qu’une Porsche Macan S Diesel (63.755€). L’originalité en plus !

 

 

 

Commentaires
  • cc
    Répondre

    Il faut que je vende ma maison….

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