Mazda CX-5, SUV peaufiné !

 In Essais

Mazda présente la seconde génération de son SUV à succès CX-5. Une vraie refonte, des améliorations tous azimuts, un look encore plus affirmé, ce CX-5 repart pour un tour avec l’intention de faire mieux encore. Pari osé ?

 

Peaufiner ou tout changer ? A l’heure du changement nécessaire, c’est la question fondamentale. Il est sans doute souvent plus facile de partir d’une table rase. Mais reprendre l’existant et améliorer tous les points qui fâchent est peut-être aussi une solution qui mérite l’attention. Choix cornélien, s’il en est ! C’est en tout cas cette seconde option qui a eu la préférence de Mazda à l’heure de faire évoluer son SUV à succès : le CX-5. Lancé en 2012, puis revisité en 2015, ce SUV compact cartonne quoi qu’il en soit puisqu’il totalise aujourd’hui 1,5 millions d’unités vendues. C’est respectable. Mais pour accompagner ce succès, faire face à la concurrence, permettre au CX-5 de devenir un vrai leader de gamme et d’atteindre les 20.000 unités en 2018, Mazda devait lui faire franchir un cap. Et après un premier restylage, voici donc venir une grosse refonte. Et quand je dis grosse… sachez que ce ne sont pas moins de 698 pièces ou éléments qui ont été modifiés ou optimisés.

Le Mazda n’a jamais été vilain. C’est une évidence. Mais ce nouveau CX-5 progresse indéniablement et se montre encore plus élégant, plus dynamique et tout à la fois plus fluide. Tout est dans le détail, il est vrai. Un peu plus long, un peu plus bas, ce SUV modifie aussi ses volumes avec une ceinture de caisse rabaissée, des surfaces vitrées majorées et un montant de pare-brise reculé de 35mm, ce qui lui allonge insensiblement le capot et lui confère un rien de sportivité. Les faces avant et arrière sont très travaillées en accueillent désormais des feux très effilés à Led mais aussi une calandre bien plus expressive.

Dans l’habitacle, l’évolution est en revanche radicale. Désormais cossu, avec un dessus de planche de bord en cuir surpiqué sur le haut de gamme par exemple, celui-ci se réorganise également avec des lignes plus tendues et une nouvelle continuité avec les contre portes. Les ajustages et les finitions sont sans reproches, les matériaux sont de meilleure qualité. Même les aérateurs sont plus élégants, en revanche l’écran multimédia qui trône tout en haut de la console paraît bien petit (7 pouces) et n’est toujours pas tactile. L’ergonomie progresse notablement, et le confort se bonifie. Avec une console centrale rehaussée, de nouveaux sièges multi-réglages (électriques en option), un volant chauffant, le conducteur se trouve immédiatement à son aise même si il est assis un peu haut. Il profite d’une instrumentation très complète avec un affichage tête haute avec projection sur réglette ou sur le pare-brise. L’habitabilité est très satisfaisante, même pour les grands gabarits, tant à l’avant qu’à l’arrière. La banquette arrière (40/20/40) profite d’un dossier rabattable à distance par tirettes. Elle est désormais chauffante dès le niveau de finition Sélection. Le coffre est spacieux avec 506 litres et possède un compartiment supplémentaire sous le plancher. Il bénéficie d’un hayon motorisé et s’avère facile à charger.

Pour l’équipement Mazda a fait le forcing. Dès la finition de base (Elegance) le CX-5 propose une belle dotation comprenant des projecteurs à LED, des jantes alliage de 17 pouces, la climatisation automatique deux zones, un système audio, un écran multimédia 7 pouces avec navigation. Pour la sécurité six airbags sont prévus ainsi qu’un système de précollision avec détection des piétons, en n’oubliant pas un régulateur-limiteur de vitesse, et l’allumage automatique des phares et des essuie-glaces. En montant en gamme (Dynamique) le CX-5 gagne l’affichage tête haute avec reconnaissance des panneaux de signalisation, des sièges avant et un volant chauffants, une caméra de recul et des essuie-glace dégivrants mais aussi une aide au maintien de voie, la surveillance des angles morts et l’aide au stationnement avant et arrière. Avec le niveau supérieur Selection, ce SUV adopte une sellerie cuir avec des sièges avant motorisés et des sièges arrière chauffants, un système audio haut de gamme Bose, le toit ouvrant et le hayon électriques, ainsi que des jantes 19 pouces. L’affichage tête haute  projeté, le régulateur de vitesse adaptatifs, l’avertisseur d’obstacle frontal, l’aide au freinage intelligent sont également de la partie.

Des motorisations efficaces

En attendant l’arrivée d’une nouvelle motorisation essence 2,5l. de 194ch à désactivation de cylindres, le Mazda CX-5 reconduit ses blocs essence 2,0l. SkyActiv-G de 160ch et diesel 2.2 SkyActiv-D en 150ch et 175ch. Les deux versions diesel que nous avons essayé se sont montrée toutes deux plaisantes et efficaces. Le 2,2l. diesel 150ch et 380Nm de couple s’est révélé tonique et nerveux mais un peu sonore quand on le sollicite. Accouplé à l’excellente boîte mécanique six vitesse, il anime joliment un SUV pas si léger que ça (1.520kg) sans se montrer pour autant gourmand. Nous avons relevé une moyenne de 7,8l. lors de notre essai, ce qui est une valeur intéressante. Plus rond et globalement plus costaud, le 2,2l. en version 175ch et 420Nm se révèle plus agréable encore. Accouplé à la boîte automatique 6 rapports et la transmission intégrale avec G-Vectoring, il procure un très bel agrément à ce CX-5 mais aussi un très grand sentiment de sécurité quel que soient les revêtements rencontrés ou les conditions de roulages. Pas beaucoup plus énergivore (8,6l.) il est tout de même plus plaisant à emmener même si les quatre roues motrices le rendent un peu plus sage. Sur toutes les versions les améliorations apportées semblent porter leurs fruits. L’isolation a progressé c’est indéniable, mais la tenue de route également. La suspension réglée plus souple mais doté d’amortisseurs plus fermes améliore grandement le confort de roulage et ce en dépit des roues de grand diamètre. La voiture profite par ailleurs d’un meilleur comportement, avec un maintien de caisse bien supérieur ainsi qu’une plus grande agilité. La direction neutre et douce est enfin précise mais elle manque encore un peu de consistance.

Le Mazda CX-5 arrive sur un segment convoité où les concurrents (Renault Kadjar, Peugeot 3008, Dacia Duster, Nissan Qashqai, Volkswagen Tiguan) sont nombreux et affutés. Mais le CX-5 pourra compter sur ses qualités (confort, performances, isolation, finition) et sur un prix contenu même si il augmente un peu pour l’occasion. Les tarifs débutent à 32.000€ (+malus de 113€) pour le 2,2l. Skyactiv-D 150ch Elegance. Notre très équipée mais très agréable version de test 2,2l. Skyactiv-D 175ch Selection (4X4 BVA6) s’échange elle contre 42.600€ avec un malus coquet de 1.613€.

 

Showing 2 comments
  • Michel 38
    Répondre

    Je trouve que cette voiture a de la classe quoi! Elle me rappelle la Jagaur F-Pace. Franchement il y a de beaux SUV maintenant et pas que chez les français genre Peugeot 3008. Dommage que le prix soit un peu cher parce que sinon je la verrais bien dans mon garage

  • Wendy
    Répondre

    Belles lignes, j’aime beaucoup !

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