Volkswagen Golf GTI Performance : esprit es-tu là ?

 In Essais

Volkswagen ne propose plus la GTI que dans sa version Performance forte de 245ch. Un compromis polyvalence/plaisir de conduite toujours d’actualité ?

Le concept GTI est né chez Volkswagen en 1976. Si vous comptez bien, cela fait tout de même plus de quarante ans. Petit rappel pour les nostalgiques, la première Golf GTI pour « Grand Tourisme Injection » ne développait alors qu’une modeste écurie forte de 110 chevaux et ne pouvait encore compter que sur une boîte de vitesse à quatre rapports. Ce qui ne l’empêchait pas de proposer beaucoup de plaisir à son volant grâce notamment à un poids contenu (à peine plus de 800kg) et de belles performances (pour l’époque… !) soit 9,5 secondes sur l’exercice d’accélération du 0 à 100km/h avec une vitesse de pointe de tenez-vous bien de 185 km/h. Evidemment ces chiffres font sourire aujourd’hui et sont à la portée de tout bon « mazout ». Mais à l’époque aller au boulot, venir chercher les enfants à l’école pour ensuite avec le même véhicule s’arsouiller sur des virolos, voire pour certains exaltés, courir quelques rallyes ou courses de côte c’était exceptionnel. Seule une Peugeot 205 GTI proposera quelques années plus tard la même polyvalence et la même sportivité. Ce cocktail est en effet à la base du succès de cette Golf GTI. Des compactes plus radicales plus performantes, il y en a eu et il y en aura encore. Mais des modèles aussi polyvalents il faut vraiment chercher.

Pour 2017, la Volkswagen Golf GTI « Performance » annonce carrément 245ch. La GTi de base de 220ch n’est en effet plus proposée dans la gamme et la GTI « Performance » est donc passée de 230 à 245 chevaux. Le quatre cylindres turbo de 1.984 cm3 à injection directe d’essence bute juste sous la barre des 250ch mais annonce un copieux couple de 370Nm de 1.600tr/min à 4.300tr/min soit un gain de 20Nm quand même. Comme pour fêter ce gain généreux, la GTi adopte un autobloquant mécanique piloté électroniquement, de belles jantes alliage chaussées de généreux pneumatiques de 225/40R18 ainsi que de plus gros freins avec de beaux étriers rouges s’il vous plait. Evidemment comme le reste de la gamme récemment restylée, la GTi bénéficie de quelques modifications esthétiques (face avant, et arrière, nouvelle calandre et nouveaux feux à Led) mais également d’un équipement revu à la hausse avec notamment l’affichage entièrement numérique Active Info Display et un système d’info divertissement Discover Media à écran tactile de 8 pouces sur le haut de la console. Le système de freinage automatisé avec détection des piétons Front Assist, le régulateur de vitesse actif, qui vous soulage aussi dans les bouchons sont également de la partie, comme la direction assistée progressive et le châssis sport. Pour le confort, la Volkswagen Golf GTi adopte la climatisation Air Care Climatronic, les phares à commutation automatique, une interface téléphone et USB, et la sellerie spécifique à carreau bien connue sans oublier son lot de badges et bandes rouges sans lesquelles une GTi ne serait plus une GTi. Nouveauté de cette année, la possibilité de choisir entre une boîte mécanique six vitesses et une boîte à double embrayage DSG7 rapports. Cette dernière est tarifée 1.610€. De conception nouvelle comme le précise Volkswagen, cette boîte profite à la consommation puisqu’elle permet d’économiser 0,2 l/100 km de précieux carburant, soit 6,3 l/100 km en cycle mixte officiel NEDC. A noter que pour notre part et sans la ménager notre monture aura consommé près de 12 litres aux 100km. Sur un parcours effectué plus calmement elle s’est heureusement contentée d’un plus modeste 8,1 litres aux 100km.

Cette nouvelle boîte DSG à sept rapports ne se montre pas caricaturale dans son fonctionnement. Le mode normal reste assez nerveux tandis que le mode sport ne vous fait pas monter dans les hautes sphères du compte-tours à la moindre occasion. La conduite peut donc être soit fluide mais dynamique, soit sportive mais sans caricature. Très bien donc. Pour ceux qui souhaiteraient s’investir encore plus dans la conduite, la boîte mécanique six rapport se montre parfaite. Avec son étagement bien étudiée et sa commande rapide et bien verrouillée, elle seconde très bien une mécanique qui a gagné du nerf. Les 245ch distribués de 4.700 à 6.200tr/min sont bien présents et cela se voit. Les accélérations sont toniques avec 6,2 secondes pour abattre le 0 à 100km/h. Pour digérer toute cette cavalerie, Volkswagen a équipé sa Golf GTi d’un autobloquant. Plutôt discret celui-ci améliore grandement la motricité et nous épargne tout raidissement désagréable de la direction. Mais il ne permet pas non plus de « mordre » le virage plus férocement. Le train avant, qui profite d’une direction à assistance variable et réglé sous vireur à la limite, est comme lui, pas trop tranchant. C’est un vrai plus pour le confort et la sécurité, mais cela le rend un peu avare d’information. Bien calibré, tenant bien la caisse même en virage, l’amortissement reste confortable surtout avec l’amortissement piloté DCC optionnel.

Cette GTI s’avère souveraine dès que la route se dégage. Stable et très sûre elle peut laisser libre cours à sa cavalerie et pointer facilement à 250km/h, en Allemagne il va sans dire. Performante, efficace, la Volkswagen l’est assurément. Peut-être moins que certaines rivales (Peugeot 308 GTi, Ford Focus ST, Seat Leon Cupra, etc.) mais elle se montre en revanche toujours aussi agréable à vivre au quotidien et en toutes circonstances. Quarante ans plus tard elle propose toujours cet équilibre séduisant entre raison et passion, plaisir et contraintes quotidienne. Elle est ainsi proposée en deux versions de carrosserie à deux portes à partir de 36.300€  ou 37.140 €, pour la quatre portes. Des tarifs qui sont en légère hausse mais qui se justifient par un équipement en net progrès.

 

 

Commentaires
  • 30Bêtes
    Répondre

    le look commence à être dépassé

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