Mazda MX-5 « RF » : plaisir totalement conservé !

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L’emblématique cabriolet Mazda MX-5 s’est offert une version à toit rétractable dénommée « RF ». Avantage ou inconvénient à l’heure ou le printemps s’avance?

Le petit cabriolet Mazda MX-5 ne se présente plus. Sa bouille sympathique, son caractère de petit roadster ultra léger pour rouler cheveux au vent en fait un must pour ceux qui aiment encore « rouler !!! ». Depuis 1989, ce véhicule – qui a ses débuts singeait fort bien la mythique Lotus Elan – a gagné sa propre identité. Il est vrai qu’avec plus d’un million d’unités sur quatre générations, il mérite le respect. Dans sa dernière version présentée au Salon de Genève 2015 le Mazda MX-5 s’est offert un style qui ne doit plus rien à la nostalgie des années 60. Moderne, racé, très dynamique, c’est désormais à un petit cabriolet sportif doté des dernières technologies que l’on a à faire. La rupture avec ses prédécesseurs et d’autant plus marquée que le nouveau MX-5 partage sa plateforme avec une italienne. Il est en effet le fruit d’un accord de coopération avec Fiat qui développe de son côté le 124 Spyder. Les deux frères arborant tout de même des carrosseries et des groupes motopropulseurs spécifiques.

Né cabriolet doté d’une capote souple, le MX-5 2016 s’est rapidement vu offrir un toit en dur rétractable électriquement. La Mazda MX-5 RF (pour « Retractable Fastback»), a ainsi fait son apparition au Salon de New-York de la même année. Pour être franc, ce MX-5 à toit rétractable est bien davantage un Targa qu’un cabriolet « décapsulable ». Les deux montants arrière en composite revenant en effet en place une fois le toit en aluminium renforcé proprement dit, englouti dans le coffre. L’opération s’effectue en 13 secondes même en roulant, enfin jusqu’à 10km/h seulement. Il faut bien le reconnaître la pureté des lignes y perd un peu… un tout petit peu ! Mais l’allure de ce coupé/cabriolet reste toujours aussi appétissante quoi qu’il en soit. Mais quel est l’intérêt de ce système plus compliqué et bien plus lourd (+45kg)? Et bien celui de vous offrir le confort et l’étanchéité d’un coupé tout en conservant l’enivrante sensation de rouler à l’air libre si le cœur vous en dit. « Avoir le beurre et l’argent du beurre », « have a cake and eat it » ou encore « querer el oro y el moro », en bref et en résumé, profiter d’une certaine polyvalence !!! Sans oublier pour ceux qui ne posséderait qu’un véhicule et pas de garage (certains n’ont pas de chance…) l’avantage de voir disparaître la fâcheuse perspective du coup de couteau stupide et gratuit dans la capote.

Installé dans le cockpit de ce gentil missile surbaissé on retrouve tout le charme du cabriolet. Certes l’espace est limité, mais on trouve ses aises. Le passager pestera bien un peu contre le bossage sur le tunnel de transmission mais on finit toujours par s’installer confortablement. Et même les longues distances ne parviendront pas à rompre ce sentiment agréable. Preuve que les sièges baquets réglables et l’ergonomie ont été peaufinés avec soin. Par contre pour le rangement, faudra vous y faire. Il n’y a rien ou presque. Pour les blousons, les vestes, il faudra envisager un transport dans le coffre déjà pas bien grand avec 127 litres mais qui ne souffre pas de l’apparition du mécanisme RF. Bien calé, on redécouvre un tableau de bord intelligemment agencé. L’instrumentation est complète avec un écran de 4,6 pouces face au conducteur ainsi qu’une « tablette » de 7 pouces érigée au centre. La finition s’avère très agréable sur notre modèle « First Edition ». On relève par exemple une sellerie Recaro s’il vous plait, en cuir et Alcantara anthracite surpiqué rouge, et un traitement identique sur le bas de la planche de bord et des portes. Cette finition se complète d’ailleurs de belles mais « fragiles » jantes BBS en alliage « Gun Metal » et de suspensions Bilstein ainsi que d’une barre anti-rapprochement sous le capot.

Une fois mis dans l’ambiance on ne tarde pas à appuyer sur le bouton de démarrage histoire d’éveiller les gros quatre cylindres 2,0l. Skyactiv. Plus costaud que le 1,5l. de 131ch, il convient à notre sens parfaitement bien à la voiture. Ses 160ch à 6.000tr/min et 200Nm à 4.600tr/min s’arrangent en effet très bien du poids plume de 1.055kg du Mazda MX-5 version « RF ». Le surpoids très minime de cette déclinaison est très peu sensible et le comportement général de la voiture ne s’en ressent pas du tout. Allègre à défaut d’être très vif, cette motorisation atmosphérique se joue des dix quintaux de la voiture et affiche une très agréable rondeur. Une sensation de force dispensée dès les plus bas régimes du compte-tours que les plus récents blocs turbocompressés ne parviennent certainement pas à proposer. La transmission mécanique à six rapports (l’automatique est en option à 1.800€) est un régal de rapidité et de guidage. Ses débattements courts procurent même un certain plaisir à ceux qui y sont sensibles. Notre Mazda MX-5 est une petite sportive tout à fait honnête proposant des performances fort sympathiques (0 à 100km/h en 7,5secondes et une Vmax de 215km/h) mais qui ne font pas d’elle pour autant une sportive pure et dure. On se délecte bien davantage de toute façon du très bel équilibre de la voiture, sa quasi absence d’inertie et la très bonne réponse de la direction. La MX-5 accepte de glisser à la demande dans une belle stabilité. Les phases de freinage sont saines et l’arrière accepte de survirer légèrement à la remise des gaz. Ce sont des plaisirs que les GTI modernes ne peuvent offrir. Sur la RF, le plaisir de rouler décapoté est préservé. Il vous permet de profiter des parfums et des sensations à l’instar du cabriolet. Les remous restent présents mais l’on cruise facilement à 80/90km /h sans trop s’aérer la tête. Plus vite le pare vent semble diriger le flot d’air vers votre nuque. Sensiblement la même chose. Le toit remis en place on profite d’un sentiment de protection un peu supérieur. Même si quelques bruits d’air (faibles) subsistent…

Vous l’aurez compris nous avons été très séduit par ce Mazda MX-5 dans sa version RF. Il conserve tout le charme du cabriolet, les sensations qu’il procurent ne sont nullement édulcorées. Mais il vous laisse le choix et vous permet de véritablement rouler toute l’année sans rien retrancher du plaisir dispensé. Cette polyvalence a certes un prix un peu élevé. Comptez 33.250€ pour un 2.0L Skyactiv-G 160ch et 37.750€ pour un 2.0L Skyactiv-G 160 ch en Série Spéciale de lancement First Edition limitée à 150 exemplaires

 

 

Commentaires
  • Anonyme
    Répondre

    j’adore …. Je la veux

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