Toyota C-HR Hybride : gueule de manga !

 In Essais

Il faut se faire remarquer ou sinon mourir. Toyota a suivi cet adage pour son C-HR. Pari risqué ?

 

Tombée du chevalet ! Il y a quelques années ce genre de voiture n’existait que sur la planche à dessin d’un designer agité. Vous me direz les crossover qui fourmillent dans nos rues ainsi que les SUV à roues de 20 pouces et calandres béantes également. Mais une révolution a eu lieu et ce qui n’existaient alors que sur les paper board de stylistes un peu fous s’est animé. C’est comme ça. Mais la Toyota C-HR pousse le bouchon un peu plus loin. Quoi ? Vous ne trouvez pas qu’elle sort tout droit d’un manga japonais ?

Tous les constructeurs se pressent de proposer chacun un ou plusieurs crossover dans leurs gammes. C’est en effet le segment qui monte, qui progresse, qui fait du chiffre et des ventes, et permet de remplumer les bilans comptables. Les crossover sont aujourd’hui partout et dessinent un paysage automobile « révolutionnaire ». Pas facile dès lors de s’y faire une place. Ou alors il faut mettre le paquet. C’est sans doute pour ça que le géant japonais Toyota s’est permis toutes les audaces au moment de dessiner son nouveau crossover urbain. Le C-HR pour « Coupé High Rider » a de la gueule c’est le moins que l’on puisse dire. C’est osé, fort en goût. Il rappelle à l’évidence le Nissan Juke lancé en 2010 mais en plus costaud, plus impressionnant. C’est à mi chemin entre un coupé sport et un crossover furtif (en gris anthracite surtout). Comme le souligne l’argumentaire constructeur « le modèle de série reste d’une grande fidélité au concept car initialement exposé au Mondial de Paris 2014, lequel a justement suscité d’excellentes réactions du public visé. Inscrite dans une thématique dite « Sensual Speed-Cross » (évocation d’un véhicule baroudeur véloce et sensuel), la silhouette s’inspire du diamant et ses arches de roue musclées soulignent sa robustesse et sa rigidité. Elle marie ainsi la puissance d’un dessin de carrosserie abaissé et d’une garde au sol rehaussée à la ligne d’habitacle épurée d’un coupé. » En tout cas, on aime ou pas, à vous de voir. L’habitacle est en revanche plus classique. On a connu plus ambitieux mais c’est très bien réalisé et parfaitement fini. Le grand écran central de 20cm fait bien un peu pièce rapportée d’une autre époque, pourtant il est très fonctionnel. L’habitabilité est plutôt bonne, même à l’arrière. Mais ces passagers regretteront vite le peu de visibilité qui leur est réservé. Entre la ceinture de caisse et l’arche de toit, le vitrage tient beaucoup de la meurtrière. Pour les bagages, le coffre est loin d’être ridicule. Il propose en effet ses 370 litres pour les recevoir. Il faut dire que le Toyota C-HR n’est pas si petit avec 4,36m de longueur et 1,79m de large. L’empattement est généreux avec 2,640 m ce qui profite évidemment aux passagers. En terme d’équipements le C-HR est bien doté. Outre la climatisation, les 9 airbags, on relève un système audio JBL haut de gamme fort de 8 canaux, d’un amplificateur stéréo de 576 W et de 9 haut-parleurs. Mais aussi une électronique de confort et de sécurité à la pointe : Gestion automatique des feux de route (AHB), lecture des panneaux de signalisation (RSA), aide intelligente au stationnement simplifiée (S-IPA), système de sécurité précollision (PCS), moniteur d’angle mort (BSM), avertisseur de circulation arrière (RCTA) sans oublier le régulateur de vitesse adaptatif (ACC) avec radar de distance, ou l’alerte de franchissement de ligne (LDA).

Le Toyota C-HR repose sur la plateforme  « globale » de la Prius. Logique en conséquence de découvrir son groupe motopropulseur sous le capot du C-HR. Dans sa version Hybride, il reçoit un 4 cylindres essence 1,8 litre VVT-i à cycle Atkinson développant 98 ch à 5.200 tr/min et un couple maximal de 142 Nm à 3.600 tr/min, associé à deux blocs électriques de 53 kW au total pour un couple de 163 Nm. Ensemble ils produisent une puissance de 122 ch. Pour les réfractaires il existe également une version entièrement « thermique » 4-cylindres turbo essence 1,2 litre de 116ch au catalogue, mais aucun modèle diesel. La batterie hybride Nickel-Hydrure métallique, affiche une tension nominale 201,6V pour une capacité de 1,31kWh. Ce groupe hybride dit de 4ème génération est très efficient puisque son rendement thermique atteint 40 %, un record. Le C-HR annonce une consommation de seulement 3,8l/100 km seulement en cycle mixte. Plus modestes nous nous sommes contentés d’une moyenne de 5,4 litres aux 100 kilomètres lors de notre essai sur parcours mixte. Les émissions sont donc très bien maintenues à un niveau très bas soit 86 g/km (et même 82 g/km quand le C-HR repose sur des jantes de 16 pouces).

Une conduite plaisante

Avec cette puissance mesurée pour un poids à vide de 1.380kg on s’attendait à des performances et un agrément modestes. Ce n’est pas tout à fait le cas puisque, si le C-HR Hybride réclame quand même 11 secondes pour effectuer le 0 à 100km/h et plafonne à 170km/h, il se montre au volant très plaisant. Le châssis est équilibré grâce notamment à un train arrière à double triangulation sophistiqué. Il est bien suspendu, bien maintenu, précis et agile. De plus la boîte e-CVT qui l’équipe ne mouline pas trop souvent déroulant ses démultiplications très doucement. Bref c’est une bonne surprise. Evidemment tout de suite ou souhaiterait un peu plus de puissance et de performances. Jamais content !

Le Toyota C-HR s’affiche à partir de 28.600€ en finition Dynamic.

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